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Société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) : ce qu'il faut savoir

VĂ©rifiĂ© le 21/02/2026 — Direction de l'information lĂ©gale et administrative

La société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) est une forme de société réservée aux professions libérales réglementées. Elle permet à ces professionnels d'exercer leur activité sous forme de sociétés de capitaux.

La société d’exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) est une forme sociale réservée aux professions libérales réglementées, dont le capital et les droits de vote sont majoritairement détenus par les professionnels qui y exercent effectivement leur activité. Le reste du capital peut être détenu par d’autres personnes ou entités tierces (autre professionnel qui n'exerce pas dans la SELAS, ancien professionnel de santé ayant exercé dans la SELAS, conjoint d'un professionnel, etc.).

Le fonctionnement de la SELAS est en grande partie calqué sur celui de la société par actions simplifiée (SAS). La SELAS bénéficie notamment du régime des sociétés de capitaux (impôt sur les sociétés, responsabilité des associés limitée aux apports, etc.).

Avant de réaliser son immatriculation au RCS, la SELAS doit s'être inscrite au tableau de l'ordre professionnel ou avoir reçu l'agrément de l’autorité compétente.

Par ailleurs, elle doit adresser chaque année, à l'autorité compétente en matière d'agrément ou à l'ordre professionnel en matière d'inscription, un état de la composition de son capital social et des droits de vote, ainsi qu'une version à jour de ses statuts.

Le montant du capital social est déterminé librement par les associés (1 € minimum). Le capital social peut être constitué par des apports en numéraire (de l'argent) et des apports en nature (des biens : matériel, machines, immeubles, clientèle, etc.).

Dès la création, au moins 50 % de l'apport en numéraire doit être libéré, c'est-à-dire versé sur un compte à la disposition de la société. Le solde restant doit être libéré dans les 5 ans qui suivent l'immatriculation.

L'évaluation des apports en nature par un commissaire aux apports est obligatoire en principe. Néanmoins, les associés peuvent décider à l’unanimité de ne pas désigner de commissaire aux apports lorsque les 2 conditions suivantes sont réunies :

  • Aucun des apports en nature n'a une valeur supĂ©rieure Ă  30 000 €,
  • Et la valeur totale des apports en nature ne reprĂ©sente pas plus de la moitiĂ© du capital social.

En fonction de son apport au capital, chaque associé reçoit un certain nombre de parts sociales lui conférant un droit de vote et un droit aux dividendes.

💡 À noter

La SELAS autorise également les apports en industrie. Ces apports n'entrent pas dans la composition du capital social.

La SELAS doit être constituée d'au moins 2 associés. Il peut s'agir d'associés personnes physiques exerçant à titre individuel ou d'associés personnes morales (autres sociétés).

En principe, plus de la moitié du capital social et des droits de vote doit être détenue, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une société de participations financières de professions libérales (SPFPL), par des professionnels exerçant au sein de la société.

Toutefois, selon la profession exercée par la société, la détention de la partie majoritaire du capital peut être ouverte à d'autres personnes.

La partie majoritaire du capital social peut être détenue par les personnes suivantes :

  • Professionnels ou personnes morales exerçant l'objet social de la sociĂ©tĂ©
  • SociĂ©tĂ©s de participations financières de professions libĂ©rales (SPFPL), Ă  condition que la majoritĂ© du capital et des droits de vote de celles-ci soit dĂ©tenue par tout professionnel ou personne morale Ă©tablis en France ou toute personne europĂ©enne exerçant la profession constituant l'objet social de la sociĂ©tĂ© d'exercice faisant l'objet d'une prise de participations.

La partie majoritaire du capital social et des droits de vote peut être détenue par les personnes suivantes :

  • Professionnels ou personnes morales Ă©tablis en France et exerçant une profession juridique ou judiciaire
  • Personnes europĂ©ennes exerçant une profession juridique ou judiciaire
  • SociĂ©tĂ©s de participations financières de professions libĂ©rales, Ă  condition que la majoritĂ© du capital et des droits de vote de celles-ci soit dĂ©tenue par des personnes exerçant une profession juridique ou judiciaire, Ă©tablies en France, ou par une personne europĂ©enne.

La société d'exercice libéral doit comprendre parmi ses associés, directement ou par l'intermédiaire d'une société de participations financières de professions libérales, au moins une personne exerçant la profession constituant l'objet social de la société.

La partie majoritaire du capital social et des droits de vote peut être détenue par les personnes suivantes :

  • Professionnels ou personnes morales Ă©tablis en France et exerçant l'objet social de la sociĂ©tĂ©
  • Personnes europĂ©ennes exerçant l'objet social de la sociĂ©tĂ©
  • SociĂ©tĂ©s de participations financières de professions libĂ©rales, Ă  condition que la majoritĂ© du capital et des droits de vote de celles-ci soit dĂ©tenue par tout professionnel ou personne morale Ă©tablis en France ou toute personne europĂ©enne exerçant la profession constituant l'objet social de la sociĂ©tĂ© d'exercice faisant l'objet d'une prise de participations.

Le complément minoritaire peut être détenu par les personnes suivantes :

  • Personnes morales dont l'activitĂ© constitue l'objet social de la sociĂ©tĂ©
  • AssociĂ©s personnes physiques qui, ayant cessĂ© toute activitĂ© professionnelle, ont exercĂ© cette profession au sein de la sociĂ©tĂ©. Le dĂ©lai de dĂ©tention est limitĂ© Ă  10 ans.
  • Ayants droit des associĂ©s personnes physiques mentionnĂ©s ci-dessus. Le dĂ©lai de dĂ©tention est limitĂ© Ă  5 ans suivant leur dĂ©cès.
  • SociĂ©tĂ©s de participations financières de professions libĂ©rales (SPFPL)
  • Personnes exerçant une profession libĂ©rale rĂ©glementĂ©e de la mĂŞme famille que celle mentionnĂ©e dans l'objet social. Par exemple, un kinĂ©sithĂ©rapeute peut dĂ©tenir des parts dans une sociĂ©tĂ© de mĂ©decins. En revanche, un expert-comptable ne le peut pas dans une sociĂ©tĂ© d'avocats ou de notaires ou rĂ©ciproquement.
  • Personnes europĂ©ennes dont l'activitĂ© constitue l'objet social de la sociĂ©tĂ©.

Les associés ne sont responsables des dettes de la société qu'à hauteur de leur apport.

Autrement dit, si la société rencontre des difficultés financières, les associés ne seront pas tenus de rembourser les créanciers au-delà de leur apport. Les associés ne perdront que ce qu'ils ont investis dans la société.

Si la société n'est pas en mesure de rembourser les mensualités d'un prêt ou d'honorer le paiement d'une commande à un fournisseur, les créanciers ne peuvent pas saisir les biens personnels des associés.

La SELAS est dirigée par un président personne physique ou morale. Le président doit être choisi parmi les associés et doit exercer obligatoirement son activité libérale réglementée au sein de la société.

Dans les rapports entre associés, les pouvoirs du gérant sont déterminés par les statuts. Dans le silence des statuts, le gérant peut faire tous actes de gestion dans l'intérêt de la société (ex : souscription d'une assurance professionnelle, envoi des convocations aux assemblées, paiement des cotisations sociales).

Dans les rapports avec les tiers, le gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société, sous réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux associés.

Les associés sont libres de mettre en place d'autres organes de direction :

  • Directeur gĂ©nĂ©ral : un ou plusieurs directeurs gĂ©nĂ©raux peuvent ĂŞtre nommĂ©s parmi les associĂ©s exerçant leur activitĂ© au sein de la sociĂ©tĂ©. Il est possible d’accorder l’intĂ©gralitĂ© du pouvoir de direction Ă  un directeur gĂ©nĂ©ral et de laisser le prĂ©sident reprĂ©senter la sociĂ©tĂ© Ă  l'Ă©gard des tiers (pouvoir qu’on ne peut lui retirer).
  • ComitĂ©s de direction et de contrĂ´le : un comitĂ© de surveillance chargĂ© de contrĂ´ler la gestion du prĂ©sident, ou un comitĂ© de direction qui aura le pouvoir de diriger la sociĂ©tĂ© en interne.

Les statuts déterminent les décisions qui doivent être prises collectivement par les associés, dans les formes et conditions qu'ils prévoient :

  • Organe habilitĂ© Ă  prendre la dĂ©cision : assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ou conseil de direction
  • Nombre de voix exigĂ© : majoritĂ© classique (+ 50 %), majoritĂ© des 2/3, majoritĂ© des 3/4, etc.
  • Quorum exigĂ© : c'est-Ă -dire le nombre minimum exigĂ© de personnes prĂ©sentes ou reprĂ©sentĂ©es pour qu'un vote ou une dĂ©cision soit valable.

La SELAS relève du régime de l'impôt sur les sociétés (IS). À ce titre, elle réalise chaque année une déclaration de résultat n° 2065, dans les 3 mois de la clôture de l’exercice. Néanmoins, si l’exercice est clos le 31 décembre ou si aucun exercice ne l’est au cours d’une année, la déclaration est réalisée au plus tard le 2e jour ouvré suivant le 1er mai.

Le montant de l'impôt sur les sociétés (IS) est calculé à partir des résultats du dernier exercice clos. Le taux d'imposition est de 25 % sur la totalité de ce résultat fiscal.

💡 À noter

Un taux réduit de 15 % s'applique aux petites et moyennes entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires hors taxes n’excédant pas 10 000 000 € et dont le capital est entièrement libéré et détenu pour au moins 75 % par des personnes physiques. Ce taux s'applique sur la part des bénéfices allant jusqu'à 42 500 €. Au delà, le taux d'imposition est de 25 %.

Une société peut opter pour le régime de l'impôt sur le revenu (IR) lorsqu'elle remplit toutes les conditions suivantes :

  • Elle exerce Ă  titre principal une activitĂ© commerciale, artisanale, agricole ou libĂ©rale.
  • Elle n'est pas cotĂ©e en bourse.
  • Elle emploie moins de 50 salariĂ©s.
  • Elle rĂ©alise un chiffre d'affaires annuel ou avoir un bilan total infĂ©rieur Ă  10 000 000 €.
  • Elle doit avoir Ă©tĂ© créée depuis moins de 5 ans au moment de la demande d'option.
  • Les droits de vote doivent ĂŞtre dĂ©tenus Ă  au moins 50 % par une ou plusieurs personnes physiques.
  • Les droits de vote doivent ĂŞtre dĂ©tenus Ă  au moins 34 % par l'une ou les personnes suivantes : prĂ©sident, directeur gĂ©nĂ©ral, prĂ©sident du conseil de surveillance, membre du directoire ou gĂ©rant et les membres de leur foyer fiscal.

Cette option est valable pour 5 exercices comptables et ne peut pas être renouvelée. Cette option entraine une imposition du résultat directement au niveau des associés, en fonction de la participation de chacun dans le capital de la société.

Depuis le 1er janvier 2024, les associés personnes physiques de sociétés d’exercice libéral (SELARL, SELAS, SELAFA...) connaissent un nouveau régime de taxation de leur rémunération issue de leur activité libérale.

Auparavant imposée dans la catégorie des traitements et salaires, leur rémunération versée par la société à raison de l’exercice de l’activité libérale (dite « rémunération technique ») relève désormais de la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC).

La conséquence principale est que les associés de SEL ne pourront plus bénéficier de la déduction forfaitaire de 10 % prévue en matière de traitements et salaires pour les frais professionnels, cette déduction n'étant pas prévue en matière de BNC.

💡 À noter

La rémunération du mandat social versée au gérant n'est pas concernée par ce changement. Le gérant doit distinguer cette rémunération qui demeure imposée dans la catégorie des traitements et salaires.

Les bénéfices non commerciaux (BNC) de l'associé relèvent soit du régime de la déclaration contrôlée, soit du régime micro-BNC si ses recettes hors taxes de l’année N-1 ou N-2 ne dépassent pas 83 600 €. Pour l'appréciation de ce seuil, il faut tenir compte des rémunérations suivantes :

  • RĂ©munĂ©ration technique versĂ©e par la SEL
  • DĂ©penses professionnelles de l’associĂ© acquittĂ©es en son nom et pour son compte par la SEL, au titre de l’annĂ©e N-1 ou N-2 qui auraient Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es en BNC si elles avaient Ă©tĂ© perçues Ă  compter de 2024.

Tout associé de SEL relevant de la déclaration contrôlée doit tenir une comptabilité : livre-journal (recettes/dépenses) et registre des immobilisations.

L'associé doit réaliser une déclaration annuelle de résultat (déclaration n° 2035-SD) pour déterminer son revenu BNC dont il reporte ensuite le montant sur sa déclaration complémentaire de revenus (déclaration n° 2042 C-PRO).

L'associé peut déduire ses frais professionnels réels (frais kilométriques, petit équipement, abonnements magazines…) de son résultat, à condition qu'ils n'aient pas déjà été pris en charge directement par la SEL (et donc déjà déduits du résultat de celle-ci).

Les cotisations retraite versées au titre d'un contrat « Madelin » sont déductibles des bénéfices déclarés au titre de l’activité libérale des associés en SEL.

Un associé de SEL relevant du micro-BNC doit tenir un document qui enregistre le détail journalier de ses recettes professionnelles.

Il doit également reporter le montant de ses rémunérations techniques sur sa déclaration complémentaire de revenus (déclaration n° 2042 C-PRO).

Le bénéfice imposable est alors déterminé en appliquant un abattement forfaitaire de 34 % sur le montant des recettes HT.

Les cotisations retraite versées au titre d'un contrat « Madelin » sont déductibles des bénéfices déclarés au titre de l’activité libérale des associés en SEL.

💡 À noter

Pour permettre la déclaration de leur revenus en 2025, les associés de SEL doivent remplir un questionnaire et l’adresser au service des impôts des entreprises (SIE) dont dépend la SEL à laquelle ils sont associés.

À compter de cette réforme, tout associé de SEL doit être identifié par un numéro Siren. Il doit ainsi s'immatriculer en tant qu'associé de SEL et non en tant qu'entrepreneur individuel, sur le guichet des formalités des entreprises.

Depuis le 1er janvier 2023, les formalités de création, de modification et de cessation d'activité doivent être réalisées en ligne sur le guichet des formalités des entreprises. Ce « guichet unique » remplace les centres de formalités des entreprises (CFE) qui sont supprimés. Il concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur forme juridique ou leur activité.

Malgré cette nouvelle immatriculation, l'activité libérale est bel et bien exercée au nom et pour le compte de la société.

Les associés, qui accomplissent les actes professionnels, n'exercent pas en nom propre. Ils ne répondent pas à la définition d'entrepreneur individuel. Cela appelle 3 précisions  :

  • L'associĂ© de SEL n'est pas soumis Ă  la TVA, il ne doit pas facturer la TVA sur ses rĂ©munĂ©rations techniques Ă  la SEL dans laquelle il exerce son activitĂ© libĂ©rale.
  • L'associĂ© de SEL n'est pas redevable de la CFE. L’activitĂ© libĂ©rale Ă©tant exercĂ©e par la sociĂ©tĂ©, c’est donc elle qui est seule redevable de la cotisation foncière des entreprises (CFE).
  • L'associĂ© de SEL ne peut pas opter pour l'assimilation Ă  l'EURL qui emporte assujettissement Ă  l’IS.

Lorsque la société réalise des bénéfices, l'associé de SEL est amené à percevoir des dividendes. Ces dividendes donnent lieu à l'un des modes d'imposition suivants, au choix :

  • PrĂ©lèvement forfaitaire unique (PFU) (rĂ©gime applicable par dĂ©faut) : les dividendes sont soumis Ă  un taux global de 31,4 %, c'est-Ă -dire 12,8 % au titre de l'impĂ´t sur le revenu et 18,6 % de prĂ©lèvements sociaux.
  • Barème progressif de l'impĂ´t sur le revenu (rĂ©gime applicable sur option) : les dividendes sont intĂ©grĂ©s Ă  l'assiette de l'impĂ´t sur le revenu de l'associĂ© après application d'un abattement de 40 %. L'ensemble des revenus de l'associĂ© sera ensuite imposĂ© selon sa tranche d'imposition (de 0 Ă  45 %).
Tranches de revenusTaux d'imposition de la tranche de revenu
Jusqu'à 11 600 €0 %
De 11 601 € à  29 579 €11 %
De 29 580 € à  84 577 €30 %
De 84 578 € à 181 917 €41 %
Plus de 181 917 €45 %

Dans un cas comme dans l'autre, l'associé doit déclarer les dividendes perçus dans sa déclaration personnelle de revenus, en tant que « revenus de capitaux mobiliers ».

D'un point de vue social, le président de SELAS est assimilé-salarié et bénéficient de la protection sociale prévue par le régime général de la Sécurité sociale.

Les cotisations sociales liées au dirigeant et versées par l'entreprise sont les mêmes que celles d'un salarié cadre, sauf l'assurance chômage. Ils peuvent cependant, s'ils le souhaitent, souscrire en plus une assurance chômage complémentaire.

Il bénéficie d'une assurance maladie-maternité, des allocations familiales, assurance contre les accidents du travail, une assurance retraite de base, une assurance retraite complémentaire et une assurance prévoyance.

💡 À noter

Le dirigeant n'ayant pas droit Ă  l'assurance chĂ´mage, il n'a pas Ă  verser la contribution d'assurance chĂ´mage.

Pour en savoir plus sur la protection sociale du dirigeant de société, vous pouvez consulter notre fiche dédiée.

Chaque associé est personnellement responsable des actes professionnels qu'il accomplit.

Lorsqu'un associé commet une faute dans le cadre de son activité professionnelle, il est tenu de payer les dommages-intérêts à la victime (un client ou un patient), au moyen de son patrimoine personnel.

  • Un chirurgien-dentiste blesse son patient lors de soins dentaires.
  • Un expert-comptable commet des erreurs dans la tenue de la comptabilitĂ© et dans les dĂ©clarations fiscales de son client qui fait ensuite l'objet d’un redressement fiscal.
  • Un notaire ne vĂ©rifie pas la validitĂ© du titre de propriĂ©tĂ© du vendeur d’un bien immobilier. Il peut ĂŞtre responsable envers l’acquĂ©reur qui dĂ©couvre que le bien est grevĂ© d’une hypothèque ou d’une servitude.

Dans cette situation, la société est solidairement responsable avec lui. Cela signifie que la victime du préjudice peut poursuivre indifféremment la société ou le professionnel qui a commis la faute. Si elle est poursuivie, la société peut ensuite se retourner contre l’associé pour obtenir le remboursement.

Par conséquent, la SEL et ses associés à titre individuel ont l’obligation de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP). Cette assurance doit être contractée avant même d'exercer, une attestation de souscription peut être réclamée lors de l'inscription à l'Ordre.

L'assurance RCP offre un accompagnement dans la recherche d’une solution à l’amiable, une prise en charge des frais juridiques et de procédure, ainsi que la réparation du préjudice.

Au sein de la SELAS, les cessions d'actions sont soumises à une procédure d'agrément et ce, peu importe le bénéficiaire de la cession (un associé, un conjoint, un ascendant ou descendant, un tiers extérieur à la société, etc.).

Ainsi, les actions ne peuvent être cédées qu'avec le consentement de la majorité des associés représentant au moins les 2/3 des associés exerçant leur profession au sein de la société.

âš  Attention

Dans le cadre d'une SELAS, plus de la moitié du capital social et des droits de vote doit être détenue, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une société de participations financières de professions libérales (SPFPL), par des professionnels exerçant au sein de la société.

Les cessions de droits sociaux constatées par un acte sont obligatoirement soumises à la formalité de l'enregistrement dans le délai de 1 mois à compter de la date de l'acte.

L'acte de cession doit être déposé sur place ou par courrier, en 2 exemplaires et accompagné du règlement des droits (par chèque ou virement) au service en charge de l’enregistrement du domicile de l'une des parties ou de la résidence du notaire si la cession est réalisée par acte notarié.

Les cessions de droits sociaux qui ne sont pas constatées par un acte doivent être déclarées dans le délai de 1 mois à partir de la date de cession :

  • soit au moyen du service en ligne disponible sur impots.gouv.fr dans votre espace professionnel, rubrique DĂ©marches > Cessions de droits sociaux
  • soit au moyen du formulaire n° 2759, Ă  dĂ©poser au service de l’enregistrement dont dĂ©pend l’une des parties.

La transmission d'actions donne lieu au paiement d'un droit d'enregistrement Ă  l'administration fiscale.

Le paiement de ce droit est, en principe, à la charge de l'acquéreur. Néanmoins, l'acte de cession peut prévoir que le paiement de ce droit est à la charge du cédant ou partagé entre les 2 parties.

Le montant de cette taxe s'élève à 0,1 % du prix de la cession.

Le taux passe à 5 % pour les sociétés à prépondérance immobilières, c'est-à-dire les sociétés dont plus de la moitié de l'actif est composée d'immeubles non affectés à son exploitation professionnelle.

💡 À noter

Le montant du droit d'enregistrement ne peut pas être inférieur à 25 €.

SELASSELARLSELAFASCP
Nombre d'associés2 minimum(ou 1 associé en SELASU)2 à 100(ou 1 associé en SELARLU)2 minimum2 minimum
DirigeantPrésident + directeurs générauxGérant(s)Président + Conseil d'administration ou DirectoireGérant(s)
Capital socialLibreLibre37 000 € minimumLibre
Apports autorisésNuméraire, nature et industrieNuméraire, nature et industrieNuméraire et nature uniquementNuméraire, nature et industrie
Libération des apports en numéraireAu moins 1/2 dès la créationAu moins 1/5 dès la créationAu moins 1/2 dès la créationSpécifique à la profession exercée par la société
Responsabilité financière des associésLimitée aux apportsLimitée aux apportsLimitée aux apportsIndéfinie
Imposition des bénéficesImpôt sur les sociétés (IS). Option possible pour l'IRImpôt sur les sociétés (IS). Option possible pour l'IRImpôt sur les sociétés (IS). Option possible pour l'IRImpôt sur le revenu (IR). Option possible pour l'IS
Régime social du dirigeantAssimilé salariéTNS si gérance majoritaire, assimilé salarié dans les autres casAssimilé salariéTravailleur non-salarié (TNS)
Titres sociauxActionsParts socialesActionsParts sociales
Admissible aux négociations sur un marché réglementéNonNonNon (contrairement à la SA classique)Non
Transmission de titresMajorité des 2/3 des associés exerçant leur profession dans la SELASMajorité des 3/4 des associés exerçant leur profession dans la SELARLSelon les modalités prévues dans les statuts de la SELAFAMajorité des associés représentant au moins 3/4 des voix
Droit d'enregistrement0,1 % du prix de cession3 % du prix de cession après un abattement de 23 000 €0,1 % du prix de cession3 % du prix de cession après un abattement de 23 000 €

Textes de référence

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Mairie de Tuchan 2 Pl. de la République11350 Tuchan📞 04 68 45 51 00✉️ mairie@tuchan.fr